Salviac - Lot

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Histoire

Logo mairie Armoiries de Salviac. Elles ont été délivrées en vertu d’un édit de Louis XIV en date du 20 novembre 1696. Le blason « d’argent à la croix de gueule cantonnée de quatre têtes d’aigle languées de sable » a pour origine la famille de Vieil-Castel de Cazals. Deux frères Vieil-Castel participèrent à la première croisade et combattirent à Nicée, Antioche et Jérusalem. S’étant « battus comme quatre », leur bravoure justifia la présence des quatre aigles du blason. Un de leurs descendants épousa l’héritière noble du château de Salviac. Il organisa la défense du château et de la ville contre les anglais pendant la Guerre de Cent Ans. Il devint comte de Salviac et le titre de Salviac fut ajouté au nom de la famille Vieil-Castel. Les descendants ainés de la famille sont encore comtes de Salviac.

UN PEU DE L’HISTOIRE DE SALVIAC

Salviac s’est implanté sur l’actuelle route départementale 673 reliant Fumel à Gourdon. Aux temps éloignés, Salviac devait être une simple halte, composée de chaumines installées le long des routes que nous devons aux romains, et près des cours d’eau. Le nom du village est sans doute l’appellation occitane du latin SALVIA (sauge), le suffixe AC signifiant la présence d’eau. Salviac témoigne d’un riche passé historique. En 1337, on dénombrait 460 feux derrière les murs et pas moins de 1255 familles disséminées dans la proche campagne correspondant à l’actuelle commune. Signe de son importance, nobles et bourgeois peuplaient ce chef-lieu d’un des quatorze archiprêtrés du Quercy, regroupant plus d’une trentaine de paroisses. Plus tard, elle développe ses moulins et ses tanneries, devenues aussi florissantes que celles de Souillac par l’apport de ses ruisseaux : le Céou, qui va vers la Dordogne, l’Ourajoux qui se dirige vers Pontcarral, le ruisseau de Pâques qui va vers l’Ourajoux en traversant Salviac. L’église Saint-Jacques le Majeur a été édifiée au milieu du XIIIème siècle puis remaniée au 14ème siècle par la famille De Jean. Elle témoigne de l’importance de la cité, se caractérise par sa taille et sa capacité (1000 personnes debout) et le mélange d’influence gothique et romane, ainsi que par une importante toiture en lauzes. Elle est une étape secondaire sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (Rocamadour, Moissac). Salviac possède : un château aujourd’hui propriété privée : le château de Lacoste, ancien couvent des templiers chassés par Philippe Le Bel ; les ruines du Château Rouge qui a été le plus important, avant son démantèlement au 20ème siècle ; la chapelle de l’Olm, petit sanctuaire positionné à l’entrée d’origine du bourg ; l’église Saint-Denis de Luziers, au hameau éponyme vers Fumel, 1ère paroisse sur l’axe de pénétration d’origine ; c’est dans cette direction, à la sortie du bourg, que se tient la Croix Saint-James. La cité s’est implantée au cœur de la vallée en partie basse du territoire à la confluence des ruisseaux de l’Ourajoux et de Pâques, celui-ci coulant parallèlement à la RD 673. Le ruisseau de Pâques est le véritable fil conducteur du territoire traversant à la fois les espaces agricoles, les marais, les fonds de jardins, le tissu urbain. Il a sous-tendu l’organisation du territoire en inscrivant les frontières de chacun et se rapportant aux différents usages de ces territoires : irrigation pour les terres agricoles et les jardins, énergie pour les moulins, eau de lavage pour les tanneries et les lavoirs. Jusqu’aux années 1930/40, l’habitat est resté très dense au sein du tissu historique. C’est le changement brutal des modes de vie de l’après guerre qui a fait éclater l’habitat sur les coteaux entourant le centre bourg (50% du bâti a été construit avant 1949 et l’autre moitié a été réalisée en 50 ans, passant d’une population agglomérée de 2700 habitants en 1800 à une population éclatée de 1270 habitants en 2013. Même si Salviac n’est pas répertoriée comme bastide par la Société Académique d’Architecture, toute la composition urbaine de la cité fait référence aux tracés des bastides (parcellaire en « lanières » rythmé par une alternance de venelles traversantes, de carreyrous et d’ « entremis ou andromes ») (*). La présence de fossés et de dispositifs de défense (caserne des pompiers) autour du château (castrum) justifient les références à l’organisation de la structure primitive du village évoluant « en bastide » au 14ème siècle.

(*) Recevaient les eaux usées des éviers et des latrines, les eaux pluviales ; servaient de coupe-feu. On en trouve dans la rue Haute, la rue du Fond de la Ville, etc.



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