Trésor d’Eglise

Trésor de l’Église Saint-Jacques

Grâce aux efforts d’Alain Faucon et de la municipalité sortante, le projet d’installation du Trésor de l’Église Saint-Jacques, dans la chapelle dite de la « Sainte Semaine » est maintenant abouti.
Le projet d’installation muséographique a été préparé par Gaëlle Duchène, architecte du patrimoine, avec l’aide de Nicolas Bru conservateur des Antiquités et objets d’Art du Lot, et avec le soutien de la DRAC et du Conservatoire des Monuments Historiques. Il s’agit de la présentation d’un ensemble liturgique rassemblant divers objets de culte, vêtements ecclésiastiques et autres textiles à vocation religieuse. L’exposition présente l’histoire d’une paroisse rurale au tournant des 19ème/20ème siècles.
En plus des objets constituant véritablement le Trésor, sont exposés des objets relevant d’une pratique de dévotion domestique (missels, chapelets, médailles, reliquaires) et évoquant les pèlerinages locaux (Rocamadour, Lourdes…), et vers Saint-Jacques de Compostelle.
108 objets ont été inventoriés et inscrits aux monuments historiques.
Le choix des objets à exposer a été réalisé, ainsi que l’évaluation des contraintes techniques précédant la mise en place de l’exposition. De même, le mobilier de présentation a été choisi : vitrines, chasubliers, cloches de présentation.
Certains objets remarquables sont plus particulièrement mis en valeur : statue en bois de la Vierge de la Chapelle de l’Olm, reliquaires de St Jacques et St Martin, ostensoirs…etc. Un autel en bois polychrome, néo-roman du 19ème siècle, prêté par la commune de Lavercantière, est installé dans la chapelle. Les visiteurs circulent dans l’exposition en libre accès, aux horaires d’ouverture surveillée de l’église. Les divers espaces de la visite sont matérialisés par différentes couleurs, définissant la circulation à l’intérieur de la chapelle.

Catherine Benazeraf
Conseillère municipale
Présidente de la commission culture – monuments Historiques –
Patrimoine – manifestations.

tresor d’eglise 1  Tresor d’église 2  tresor d’eglise 3   tresor d’eglise 4  tresor d’eglise 5  tresor d’eglise 6  tresor d’eglise 7  tresor d’eglise 8  tresor d’eglise 9

La croix de st jammes

La Croix Saint-Jammes.
Jusqu’à la Révolution, la Croix de Saint-Jammes (Saint Jacques en occitan), située à la sortie de Salviac en direction de Cazals Fumel, permettait aux pèlerins de vérifier qu’ils étaient sur la bonne route reliant Rocamadour à Compostelle. Des écrits de 1286 attestent la réalité de ce chemin de pèlerinage. la-croix-de-st-jammesMalmenée pendant les guerres de religion, la Révolution a achevé la destruction de cette croix dont il n’est resté que le socle, jusqu’aux travaux d’élargissement de la D673 qui ont eu raison de ce dernier vestige, alors que sa présence avait servi de point géodésique pour l’élaboration du cadastre de Salviac en 1830.
Le sculpteur lorrain Alain Meignien, auteur de sculptures avec de vieux outils, connaît Salviac pour y avoir exposé ses créations dont plusieurs ornent le Jardin médiéval. D’autres expositions dans de nombreuses villes de France, sur le thème de Compostelle et des pèlerins, ont contribué à sa renommée. Il a proposé pour remplacer la croix détruite une création originale évoquant la tolérance, la paix et la nature : trois silhouettes de pèlerins en fer de casemates allemandes de 14/18, un oiseau, les bras de la croix en ferrures de porte d’un vieux monastère, le corps de la croix en crochets EDF, des roulements à bille pour les têtes des personnages rappellent ainsi respectivement la paix, la nature, la pérennité de la spiritualité et le travail des hommes. Cette sculpture réalisée en 2010, financée par des dons privés, marque ainsi la renaissance du chemin vers Compostelle via Rocamadour. La stèle sur laquelle elle repose, régulièrement fleurie par des riverains, a été réalisée par les employés municipaux.

Chapelle de l’Olm

chapelle-de-l-olm

La chapelle Notre Dame de l’Olm est un élément important du patrimoine et de l’histoire de Salviac. On peut penser qu’il y avait précédemment un sanctuaire primitif sous la forme d’un arbre, un orme (en occitan olm) consacré à une divinité païenne. La légende rapporte qu’on y trouva une statue de la Vierge miraculeusement revenue sur les lieux après avoir été déposée à l’église. Selon une autre version, saint Génulphe, premier évêque de Cahors, christianisa un orme consacré à la déesse Diane en plaçant dans le creux l’image de la Vierge Marie.
Construite dans les années 1510/1520, sa façade est ornée d’un portique de type toscan fermé par une claire-voie. Il s’agit d’un rare oratoire de la Renaissance conservé dans le Lot. Sa fondation est liée à la fréquentation des pèlerins allant vers Rocamadour et Compostelle, elle était située à l’extérieur du bourg à côté d’un hôpital pour accueillir les pèlerins.
Cette chapelle, propriété privée depuis la Révolution, classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, a été confiée à la commune par bail emphytéotique en 2011. Le retable en bois doré, attribué à la volonté de l’archiprêtre de Salviac Arnaud Delparc dans les années 1660 après la réhabilitation qu’il avait souhaitée en 1634, est en cours de restauration. Deux tableaux ont été restaurés et sont à voir dans l’église Saint-Jacques. D’importants travaux seront entrepris sur l’ensemble de la chapelle courant 2014.

Eglise St Jacques le Majeur

L’Église Saint-Jacques le Majeur. Les trésors de l’édifice restauré. En septembre 2007, l’inauguration de l’église Saint-jacques le Majeur marquait le terme d’un chantier initié quinze ans plus tôt. Celui-ci a profondément modifié l’aspect intérieur de cet édifice construit au XIIIème siècle et classé Monument Historique. Près d’un million d’euros fut mobilisé par la municipalité de Salviac avec le concours de l’association de sauvegarde de l’église, de l’Etat, du Conseil régional Midi-Pyrénées et du conseil général du Lot. Savoir-faire traditionnels, technologies plus modernes ont permis de consolider les maçonneries supportant le poids du clocher, de remettre en état les parements intérieurs, de reprendre les peintures murales, nettoyer et réajuster les fragments de vitraux, restaurer les retables, statues et tableaux. Salviac est une des seules églises du Lot consacrées au patron des pèlerins. A côté de l’itinéraire principal de Saint-Jacques de Compostelle qui part du Puy en Velay, Salviac devient une étape du chemin secondaire menant à Rocamadour Malmenée et transformée en « temple de la raison » pendant la Révolution, l’église est dans un état déplorable tout au long du XIXème siècle. Elle est cependant classée parmi les Monuments historiques en 1913, point de départ de presque un siècle de restauration. Trapue, l’église de Salviac est une des rares du Lot à être recouverte en lauzes calcaires. C’est aussi la seule à priori à disposer d’une charpente en béton armé posée en 1961-1962 pour tenter de remédier aux problèmes suscités par la fragilité et la perméabilité des lauzes. De nombreuses dispositions évoquent l’art gothique, ses murs épais, son allure massive sont caractéristiques du gothique du Midi. L’église primitive était composée d’un chœur, d’un faux transept bordé de deux petites chapelles et d’une grande nef à trois travées. Furent rajoutés une grande chapelle carrée au Nord, puis une seconde chapelle au Sud, puis la chapelle Saint-Eutrope contre la façade Sud de la nef, enfin une sacristie et une chapelle au milieu du XIXème siècle. Les maçonneries intérieures ont été restaurées au cours des années 1990, faisant alors le choix de laisser la pierre apparente. Diverses armoires liturgiques et placards muraux ont été mis à jour dans les années 2000 au cours de la restauration de la chapelle sud. Vandalisés pendant la Révolution, les vitraux ont été recomposés en 1870 par un verrier improvisé, rendant difficile l’identification des personnages, mais certains sont reconnaissables par leurs attributs (le Christ, Saint Eutrope, Saint Blaise). Les retables sont les témoins de l’âge Baroque. Du maitre-autel consacré à Saint-Jacques ne subsistent que les trois statues monumentales de Saint Pierre et Saint Paul, repeintes au XIXème siècle, et celle de Saint Jacques dont la restauration en 2007 mérite d’être relatée : lauréate du concours 2006 organisé par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et l’association des Maires de France, la municipalité de Salviac s’est vue offrir la restauration de la statue, bénéficiant d’une technique unique en France, l’exposition radioactive aux rayons gamma. Le saint, qui a retrouvé sa place en 2007 avant l’inauguration, mesure 1m95. Il est vêtu en habits de pèlerin et tient dans sa main droite un bourdon de marcheur. Cette statue est attribuée, ainsi que le retable latéral nord, aux ateliers Tournié de Gourdon. Le décor peint néogothique, dont une partie a pu être conservée, porte la signature du peintre italien Bertoletti à qui la fabrique paroissiale de Salviac avait passé commande de peintures dans l’intégralité de l’église en 1871. Agé de 19 ans seulement au début des travaux, le jeune peintre mit trois ans pour mener à bien le projet. Si la municipalité prit en main les travaux de restauration de l’architecture, les paroissiens contribuèrent au renouvellement progressif du très important mobilier liturgique intérieur : autels, chaire, tableaux, chemin de croix, vitraux. La vie d’un tel édifice ne s’arrête cependant pas à la fin d’un tel chantier. Des travaux réguliers de « strict entretien » sont régulièrement réalisés, et de plus importants comme actuellement la réfection du contrefort Nord et la couverture partielle en lauzes. 

Eglise 1  Eglise 2 Eglise 3  Eglise 4  Eglise 5 Eglise 6 Eglise 7